Projet Le torrent
Refuges Le torrent, c’est pour l’instant une seule yourte. Ce sera, plus tard, trois chalets en bois et une auberge.
Trois mots guident la démarche: Autonomie, connexions, poésie.
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Autonomie
Le projet est porté par une femme, qui avance en autodidacte depuis l’achat du terrain, avec l’intention d’opérer en autoconstruction les bâtiments à venir. Dans un projet comme celui-ci, les tâches sont polyvalentes et parfois musclées: il faut s’improviser tour à tour bûcheronne, paysagiste, menuisière.
Le concept du ménage autonome vient d’une volonté d’équilibre au niveau de la charge de travail, pour qu’à travers la création de ce lieu, le travail manuel reste une manière de communier avec la forêt, de s’émerveiller devant une idée, un rêve qui forme - sans tomber dans le piège de la surcharge.
La notion d’autonomie s’enracine également dans l’expérience qui est proposée aux visiteurs. C’est l’expérience d’une connexion avec la nature, qui passe par un contact avec les ressources : l’eau, le bois, le feu. L’eau n’est pas courante, il faut aller la chercher à la rivière; la chaleur n’est pas instantanée, il faut la gagner par la patience. La valeur de l’expérience est dans le façonnage de son confort, le soin qu’on accorde à un lieu à soi.
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Connexions
Chacun des 3 chalets à construire sera intime, avec une vue sur la forêt et uniquement sur la forêt, à 360 degrés. Les bâtiments seront suffisamment éloignés l’un de l’autre pour que la paix sonore soit préservée. Les conditions seront donc réunies pour favoriser la démarche de ceux et celles qui y rechercheront le silence, le calme, la reconnexion à soi et à la nature.
Refuges Le torrent sera également un lieu de rencontres spontanées, la berge et son rond de feu étant destinés à un usage commun. À mesure que progressera la construction des différentes unités d’hébergement, plus de visiteurs auront l’occasion de se réunir autour du feu. Le projet est d’ailleurs né de cette intention: créer un lieu vivant, où l’on puisse s’offrir un moment de solitude, sans être tout à fait seul.
À terme, la yourte deviendra également un espace partagé. À certains moments de l’année ou de la semaine, en plus des séances de massothérapie, elle sera réservée à des cours de yoga et des ateliers de création littéraire.
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Poésie
En parallèle de son travail aux refuges Le torrent, la fondatrice du lieu enseigne la littérature au cégep.
Que signifie l’enseignement de la littérature en 2026, à l’heure où l’intelligence artificielle rédige pour nous? Non pas seulement structure et corrige nos textes, mais pense pour nous? À l’heure où il se fait de plus en plus difficile de distinguer le produit d’un travail humain de celui d’une machine? Qu’est-ce que la poésie, outre ce bricolage de mots que la machine peut réaliser à notre manière?
L’essence de la poésie, c’est la beauté. Ou l’attention qui permet de la saisir. C’est une disposition de l’esprit, qui prend racine dans une expérience, une présence au monde. S’il y a une chose qu’il faudra trouver le moyen d’enseigner, de transmettre, c’est le goût d’être présent, attentif à la beauté, car celle-ci nous élève et fait notre humanité.
La beauté, la grâce, elle se trouve quelque part entre les arbres ou dans le fil de l’eau qui coule à travers les rochers. Parfois, un bâtiment, une fenêtre, une terrasse en facilite le cadrage, la captation. En somme, créer un lieu comme celui-ci, c’est agir en facilitatrice.
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Autonomie
Le projet est porté par une femme, qui avance en autodidacte depuis l’achat du terrain, avec l’intention d’opérer en autoconstruction les bâtiments à venir. Dans un projet comme celui-ci, les tâches sont polyvalentes et parfois musclées: il faut s’improviser tour à tour bûcheronne, paysagiste, menuisière.
Le concept du ménage autonome vient d’une volonté d’équilibre au niveau de la charge de travail, pour qu’à travers la création de ce lieu, le travail manuel reste une manière de communier avec la forêt, de s’émerveiller devant une idée, un rêve qui forme - sans tomber dans le piège de la surcharge.
La notion d’autonomie s’enracine également dans l’expérience qui est proposée aux visiteurs. C’est l’expérience d’une connexion avec la nature, qui passe par un contact avec les ressources : l’eau, le bois, le feu. L’eau n’est pas courante, il faut aller la chercher à la rivière; la chaleur n’est pas instantanée, il faut la gagner par la patience. La valeur de l’expérience est dans le façonnage de son confort, le soin qu’on accorde à un lieu à soi.
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Connexions
Chacun des 3 chalets à construire sera intime, avec une vue sur la forêt et uniquement sur la forêt, à 360 degrés. Les bâtiments seront suffisamment éloignés les uns des autres pour que la paix sonore soit préservée. Les conditions seront donc réunies pour favoriser la démarche de ceux et celles qui y rechercheront le silence, le calme, la reconnexion à soi et à la nature.
Refuges Le torrent sera également un lieu de rencontres spontanées, la berge et son rond de feu étant destinés à un usage commun. À mesure que progressera la construction des différentes unités d’hébergement, plus de visiteurs auront l’occasion de se réunir autour du feu. Le projet est d’ailleurs né de cette intention: créer un lieu vivant, où l’on puisse s’offrir un moment de solitude, sans être tout à fait seul.
À terme, la yourte deviendra également un espace partagé. À certains moments de l’année ou de la semaine, en plus des séances de massothérapie, elle sera réservée à des cours de yoga et des ateliers de création littéraire.
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Poésie
En parallèle de son travail aux refuges Le torrent, la fondatrice du lieu enseigne la littérature au cégep.
Que signifie l’enseignement de la littérature en 2026, à l’heure où l’intelligence artificielle rédige pour nous? Non pas seulement structure et corrige nos textes, mais pense pour nous? À l’heure où il se fait de plus en plus difficile de distinguer le produit d’un travail humain de celui d’une machine? Qu’est-ce que la poésie, outre ce bricolage de mots que la machine peut réaliser à notre manière?
L’essence de la poésie, c’est la beauté. Ou l’attention qui permet de la saisir. C’est une disposition de l’esprit, qui prend racine dans une expérience, une présence au monde. S’il y a une chose qu’il faudra trouver le moyen d’enseigner, de transmettre, c’est le goût d’être présent, attentif à la beauté, car celle-ci nous élève et fait notre humanité.
La beauté, la grâce, elle se trouve quelque part entre les arbres ou dans le fil de l’eau qui coule à travers les rochers. Parfois, un bâtiment, une fenêtre, une terrasse en facilite le cadrage, la captation. En somme, créer un lieu comme celui-ci, c’est agir en facilitatrice.
Autoconstruction de la plateforme de la yourte
Installation de la yourte par Imago Structure

