À faire sur les lieux

Se baigner

Abritée de grands cèdres, la berge est une source de fraîcheur lors des chaudes journées d’été. Une petite baie propice aux bains de soleil se prolonge en un bassin plus profond où nager.

et n’était-ce pas l’été
que ce même long
éclatement du jour
à l’orée de nous?

Marcher

Le site est un très grand terrain boisé, où nous aménageons peu à peu des sentiers pédestres, pour de petites marches contemplatives entre deux siestes, sans quitter le nid!

neige ; calligraphie du silence
renversement du ciel et de la terre
quelques arbres au seuil saisonnier
de la terre s’enracinent au mois

Faire la sieste

De confection artisanale, le tipi sur base de trampoline est à l’abri des moustiques. Suspendu presque au-dessus de la rivière, vous vous y bercerez, imprégné du son des cascades.

tout repose
dans le plein songe
âpre démarcation
des paysages
nous allons
aux solitudes quotidiennes
de nos proches départs
intérieurs

Se raconter

Le rond de feu sur la berge deviendra un jour un espace social, quand d’autres chalets seront construits. En attendant, c’est un lieu secret, où le crépitement du feu se mêle au son de la rivière.

que de précieuses dispositions
pour une infime coïncidence
un moment jailli d’eau et de feu
où nous pénétrons dans la même nuit

Méditer

Le son de la rivière camouffle le bruit des moteurs et nous fait oublier la civilisation, le travail, le temps qui nous presse. Les pierres chaudes sont propices à la contemplation en posture assise ou les pieds dans l’eau.

intimes sollicitudes
scissions végétales des givres
aux amples vibrations des arbres
au travers l’écorce se voyait
les rivières embâclées

Lire

La yourte est équipée d’une petite bibliothèque, où vous trouverez une sélection de livres québécois recommandés par votre hôte Marie-Josée, enseignante en littérature.

souvenir odorant des pages
lecture     derrière les vitres trempées
languissement des caresses
plusieurs envols ont créé ce tremblement de mots
brèche lourde du soleil

*Tous les poèmes sont de Marie Uguay
(
Signe et rumeur, 1976)